MAURICE

Île MAURICE du 18 au 25 juin 2018

Journal de bord de Rodrigues à Maurice

Vendredi 15 juin
Tiens, qui a dit qu'on ne partait jamais en bateau un vendredi ? En fait on n'avait pas trop le choix car samedi c'était le dernier jour du Ramadan, donc férié, donc les administrations fermées, donc impossible de demander une sortie à l'immigration. Dimanche idem, il aurait fallu attendre Lundi. Mais la météo annonce  un bon vent d'alizé pendant seulement 2 jours, il fallait donc en profiter pour éviter de faire trop de moteur.

On sort donc du bassin de Mathurin à la nuit tombante et assez rapidement on retrouve un bon vent de Sud Est 20 à 25 noeuds accompagné de la grosse houle de l'océan indien dès que nous ne sommes plus protégé par Rodrigues.

Samedi 16 juin
Le vent a encore forci, on affale donc la grand voile pour ne garder que le génois, malgré ce peu de voilure on fait quand même du 7 noeuds.

L'hiver dernier, à Pornic,  j'avais consulté le site www.marinetraffic.com donnant la position des cargos en temps réel sur l'océan indien grâce au système AIS, puis j'ai tracé les routes orthodromiques allant de Capetown à Singapour en passant par le nord et le sud de Sumatra. Comme on peut le voir la route du Nord passe entre Rodrigues et Maurice





Routes des cargos 
marinetraffic
Sur OpenCPN:
En bleu les 2 routes principales pour aller de Capetown à Singapour, en violet la route de CYPRAEA de Bali à La Réunion


C'est donc sans surprise que nous avons croisé 10 cargos dont 9 étaient équipés d'AIS ce qui nous a permis de vérifier nos routes de collision. Mais attention un n'avait pas ce système...

Dimanche 17 juin
Le vent tombe complètement à moins de 10 noeuds et tourne à Est Nord Est, on est obligé d'empanner. La mer se calme, quelle arrivée en douceur, c'est la première fois depuis Bali que nous avons si peu de vent. Comme il est impossible d'arriver de nuit à Port Louis - Maurice, on se laisse trainer sous voile à 3-4 nœuds.

Lundi 18 juin
A 2h du matin il n'y a plus de vent, on finira donc au moteur pour arriver à 7h30 à l'entrée du port Louis.
Il faudra toute la matinée pour valider notre entrée, les douanes emportant la palme du nombre de documents à remplir ... de vide, car ce sont les mêmes qui servent aux cargos !
Ouf à 12h30 on peut s'amarrer dans la petite marina du Caudan
Pour fêter ça on se paye une partie de taraud à 5 jusqu'à pas d'heure avec  l'équipage du Rokalo : Lionel et Nathalie.
Marina du Caudan


Visite rapide de Maurice

J'avais prévu 2 semaines à Maurice mais vu le nombre de travaux à faire sur le bateau je décide de n'y rester qu'une semaine. Bruno et Emmanuel débarquent après avoir nettoyé soigneusement le pont, les pare battage et l'intérieur - sympa.

Je loue donc une voiture avec Lionel et Nathalie pour faire une virée dans le sud. pas de chance on prend la mauvaise route et nous voila pendant 2 heures dans les embouteillages, l'horreur après avoir passé tant de jours loin de toute civilisation. Enfin on arrive à la cascade de Chamarel ainsi qu'aux terres des 7 couleurs.













Terre des 7 couleurs

Nous arriverons malheureusement trop tard pour monter en haut du Morne situé à l'extrême sud ouest de Maurice. Mais on se régale quand même du ballet des kites.


Le service de bus est très développé et bon marché, j'en profite pour faire un tour d'une journée au jardin pamplemousse puis au magnifique musée du sucre situé juste à côté.

     Jardin botanique Pamplemousse







Musée du sucre

 Avec dégustation de 12 sucres et presque autant de rhum !!!

Grand baie étant paraît il un très bon mouillage j'en profite pour faire le tour de Maurice en bus par la côte Nord.

 Choisy
 Cap malheureux




Enfin pour mon dernier jour à Maurice Emmanuel m'emmene en voiture à grand Gaube pour assister à une régate de bateaux locaux : magnifique.





Me voilà maintenant prêt à rejoindre l'île de la Réunion en solo cette fois, mais pas de problème après 2 mois de navigation.

RODRIGUES

Rodrigues du 8 au 15 juin 2018

















Quel endroit agréable, surtout après une traversée un peu fatiguante ; ici c'est le repos, le sourire, la beautée naturelle des paysages, l'amabilité des créoles, la nourriture exotique, excellente et bon marché, une île à taille humaine. Le Cypraea est à Quai gratuitement jusqu'à Jeudi prochain, pratique quand on est trois à bord.


Mais il n'y a pas beaucoup d'eau pour les cultures et l'eau du robinet n'est pas vraiment potable. On profite de la location d'une voiture pour commencer notre journée par la corvée d'eau, on en trouve à Malabar, près du mont Lubin. Ca tombe bien, le petit village est typique et aux alentours se touve de nombreuses choses à voir :


Le mont Limon qu'on accède en 5mn par un petit sentier


Saint Gabriel avec ses vues sur le lagon sud












Le jardin botanique avec une guide charmante qui récite avec l'accent créole le nom de toutes les plantes












Le restaurant "chez Jeanette" juste à coté où nous n'avions pas réservé mais qui nous prépare uniquement pour nous un festin de poisson grillé, ourites (pieuvres) spécialité de Rodrigues, le tout accompagné de christophine rapée, achard de légumes, riz, sauce de lentilles corail.



C'est dimanche et en descendant vers Gravier au Sud Est de l'île on voit des familles se reposer sous les Filaos, en bordure de la plage de corail.


C'est marée basse et les barques de pécheurs sont accessible à pied.












Puis notre tour de l'île nous amène vers le sud, On s’arrête devant un séchoir à pieuvre (Ourite séchée)


puis  dans cette baie les petites barques de pécheurs se déplacent à la voile dans le lagon protégé par la grosse houle de l'océan indien qui déferle sur la barrière à plusieurs km de la côte.



On termine la journée dans un ciel de feu


Bruno et Emmanuel ont organisé une sortie sur une petite embarcation comme celle des pécheurs afin de rejoindre l'île Cocos ; bizarre car il n'y a aucun cocotier sur cette île , en fait c'est une réserve de milliers d'oiseaux.

Notre pilote a bien du mal à naviguer car c'est marée basse et le lagon n'est vraiment pas profond et parsemé de petites patates de corail. Il nous faudra 1h30 pour y arriver, mais dans cette eau turquoise, en croisant les retours de pêche à la voile, c'est un véritable bonheur.












Sur l'île les oiseaux ne sont pas farouches et se laissent approcher












Sur place notre pilote nous soigne : Rhum arrangé, vin rosé et rouge, ourite, et autres spécialités rodriguaises.
Ouf un bain et une sieste et il faut déjà rentrer car il fait nuit ici à 5h30.


Le lendemain nous prenons le bus local sans amortisseur et archi bondé pendant une heure pour aller visiter la réseve de tortues François Leguat ainsi qu'une grotte.



Rodriguez était peuplé de centaines de milliers de tortues géantes et les marins des premières grandes navigation commerciales allaient chercher cette viande facile à attraper, puis à garder vivantes dans la cale avant de les manger. La race c'est donc éteinte rapidement et c'est  François Leguat qui a eu l'initiative de créer une réserve avec ces différentes tortues terrestres dont une espèce menacée à Madagascar. Certaines tortues géantes sont habituées aux hommes , elles adorent qu'on leur caresse le cou !











Près des tortues une chauve souris nous nargue


Tortues malgaches

Billy the guide nous récite aussi sa leçon car il n'est là que depuis 1 an et comme il prépare par correspondance un BTS informatique il n'y restera sans doute pas longtemps.

Nous decidons de faire des randonnées, Emmanuel fera celle du mont Limon, c'est à dire la traversée Nord-Sud de l'île le premier jour puis la randonnée du sentier du trou d'argent sur la cote Nord Est de lîle.
Bruno et moi ne feront que la deuxième. On prend donc le bus pour Gravier












et nous longeons la côte bordée de nombreuses plages de sable blanc protégées par le lagon turquoise, dans chaque baie quelques barques de pécheurs à l'ancre ou sur la berge.














Puis le lagon s'arrête et la côte est alors plus sauvage car frappée par les vagues de l'océan. Une petite percée dans les rochers : c'est le trou d'argent, on peut s'y baigner.



La rando se termine par un tout petit resto qui sert des plats locaux, la vue est magnifique, on profite et on attrape le bus qui nous ramène au bateau.


Le lendemain c'est Jeudi et le cargo de ravitaillement de l'île a besoin de tout le bassin pour faire sa manœuvre, tous les voiliers doivent donc sortir du port et peuvent revenir quelques heurs après.



 Bruno et Emmanuel font leur plein de souvenirs et cadeaux, dernier coucher de soleil avec en premier plan les pécheurs de zourites












puis les provisions pour la dernière traversée vers Maurice, puis la clearance avec l'immigration, douane et garde cotes, nous voila donc prêt à partir le vendredi soir.


 

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