Traversée Bali - Cocos Keeling - Mai 2018



Samedi 12 Mai 1er jour de navigation
12h : départ de Serangan - Bali
Après avoir passé une bonne demi journée entre toutes les administrations indonésiennes pour obtenir notre autorisation de sortie - Clearance (Harbour Master de Benoa, Custom, immigration, quarantine puis pour finir Harbour Master de Serangan)  nous voila prêt , après avoir dépensé nos dernières roupies, à larguer les amarres. Sortie de la passe au moteur car pile face au vent, on en profite pour hisser la grand voile et remettre de l'ordre dans le mélange des bosses de ris. Puis ensuite on éteint le moteur car nous nous dirigeons au près vers le sud de l'île de Bali qu'il nous faut contourner.  La portée du téléphone nous permet d'avoir une connexion internet toute l'après midi ce qui est bien sympathique pour envoyer et recevoir avec WhatApps.



13 mai 2ème jour
tout va bien: navigation tranquille  grand largue, grand voile affalée, trinquette tangonnée et génois écarté par la bôme, beau temps.
Le vent est très régulier en direction et change un peu en force, vent apparent de 10 à 15 noeuds, vagues de 1 à 2 mètres seulement
Nous sommes sous régulateur.
A midi heure francaise nous avons parcouru 175 milles depuis Bali.



14 mai 3ème jour
Emmanuel commence à refaire surface après les 2 premiers jours malade : aujourd'hui pour lui régime à base de pommes cuites et pommes de terre. Bruno et moi on a pris un ty punch saucisson hier soir et au moment ou je me demandai quoi manger, un poisson volant est tombé à mes pieds, donc 2 minutes après dans la poëlle ;-)
Quand à moi, incroyable, pas du tout malade. Je revis maintenant alors que j'étais épuisé par ces 15 jours de préparation.
Bruno n'est pas malade mais a un peu de mal à trouver le rythme entre les quarts de nuits, le sommeil, les repas, mais ça ne devrait pas durer.
On a croisé 2 barques de pêche de jour et 2 aussi la nuit dernière.
On est quasiment vent arrière à 150° du vent avec GV affalée, génois sous le vent et trinquette tangonée, l'allure idéale, le bateau est plat avec de temps en temps quelques embardées, mais pas encore de déferlantes sur le pont. On file actuellement à 8 nœuds avec sans doute 1 n de courant avec nous. à 11h15 francaise, on a parcouru depuis Bali 340 milles
Pas d'eau dans les fonds
Juste un peu beaucoup trop de soleil, sans la GV, difficile de trouver 3 places confortable à l'ombre, et il fait vraiment chaud à l'intérieur avec tous les panneaux et hublots fermés.
Dehors , à part les envolés de poissons volants on voit pas mal de puffins du pacifique mais pas d'autres oiseaux pour l'instant.
Hier soir beau Sunset à 19h local et ce matin beau sunrise. Vu notre vitesse et le cap, le
soleil se décale de 10 minutes par jour.
Le régulateur d'allure fonctionne à merveille, ça nous économise bien les batteries.



15 Mai 4ème jour
Ce matin nous avons pris un petit coup de vent au passage d'un banc nuageux. Vers 10 heure le vent est passé de 10 à 25 nœuds en quelques secondes (vent apparent donc avec le vent vitesse, le vent réel devait dépasser 30 nœuds). Étant à coté de la barre, j'ai aussitôt débrayé le régulateur pour éviter que le bateau parte au lof. Avec des rafales à 35 noeuds, Cypraea part dans des surfs à plus de 10 nœuds. Comme le vent ne faiblissait pas nous avons réduit le génois et la trinquette de moitié. 2 heures après le vent est revenu comme ce matin, le ciel dégagé et toujours autant de soleil.

Le GPS indique plus de 9 noeuds

Ce matin j'ai mis 2 lignes mais pas de poissons.
Vu 3 beau fou de bassan presque aussi gracieux que des albatros.
180 milles parcourus depuis hier, 7,5 nœuds de moyenne, Cypraea fends l'eau sur une mer un peu formée mais sans déferlante.
A 17h10 local on a déjà parcouru 516 milles depuis Bali, bientôt la moitié du parcours.
L'équipage se porte bien, Bruno bronze, Emmanuel récupère tout doucement et Bernard se régale du livre offert par Catherine Vignaud (Le temps qui va, le temps qui vient)



16 Mai 5ème jour
3 heure du matin, je prends mon quart après celui de Bruno. Le léger vent chaud d'alizé me caresse assis près du winch , dos à l'armature du bimini.
C'est un bon poste d'observation pour la veille tout en écoutant un audio livre. Pourtant à peine une heure passée je sens dans mon dos un changement, le vent fraichi et au loin semble arriver une pluie que l'on entends plus qu'on ne voit tant la nuit est d'encre. Rapidement je réduis les 2 focs, la grand voile étant toujours affalée ne nécessite pas de manœuvre. La pluie arrive et le vent refuse, il me faut de nouveau débrancher le régulateur pour le pilote auto. Et ranger les coussins dans la salle de bain et ressortir avec un ciré ! Ca ne dure pas longtemps et bientôt cypraea aura fait une super toilette à l'eau douce. Le ciel reste très nuageux et ce n'est qu'à 7h15 que le soleil nous montre ses  premiers rayons.
Il va falloir bientôt songer à décaler nos montre d'une heure, on fait en effet beaucoup d'ouest tous les jours.
Il est 17h30 local, 11h30 heure française, on a parcouru 670 milles, il nous en reste 447.
Ce midi j'ai fait une super ratatouille avec riz et pour la première fois depuis le départ nous avons mangé tous les 3 ensemble dans le cockpit.



17 Mai 6ème jour
Matinée bien occupée, Vers 10h30 Bruno voit un poisson au bout de la ligne. Comme il plane il est facile à remonter dans la jupe, c'est un thazard de 70cm. Pour éviter que la ligne traîne dans le cockpit on la remet à l'eau et Bernard découpe les filets. A peine fini un autre poisson s'accroche et Bruno le remonte, encore un thazard mais de 90 cm, 5 kg !
Ce n'est qu'à 13h30 que les filets seront mis en sachet sous vide au frigo. Emmanuel va un peu mieux car il goûte au poisson.



D'après notre vitesse nous prévoyons d'arriver au Cocos Keeling samedi 19 après midi pour nous, matin pour vous. A 18h local nous avons parcouru 829 milles, il en reste 290.

18 Mai 7ème jour
Il fait toujours aussi chaud et nous 3 avons du mal à supporter cette chaleur spécialement à l'intérieur du bateau. On a hâte d'arriver pour pouvoir ouvrir les capots et hublots.
Le bateau glisse sur des rails entre 6 et 7 nœuds avec de temps en temps des ralentissements. Pour être sur d'arriver demain samedi après midi avant la nuit , j'ai envoyé  la grand voile et mis le génois tangonné sur bâbord.
Emmanuel va de mieux en mieux mais reste un peu faible après son régime forcé d'une semaine. Bruno a mal au dos et traine une migraine depuis plusieurs jours. Finalement il n'y a que moi qui pète la forme, je me surprends!
A 18h45 local on a parcouru 992 milles, il en reste 127.




19 Mai Arrivée au Cocos Keeling
14h20 heure Bali, 12h50 heure Cocos, 8h20 heure française, on mouille l'ancre dans une  une eau turquoise du magnifique lagon de Direction island, à coté de 2 autres voiliers.
Nous sommes dans un mouillage de rêve, eau limpide à 30 degrés, plage superbe bordée de cocotiers, pas de vagues mais très bien ventilé par l'alizé




Finalement cette traversée a été plus facile et agréable que prévue :
Beau temps sur toute la semaine avec des vents très réguliers en force <4 à 6> et direction <ESE>, à part un grain d'1/2h à 35 noeuds. Nous étions donc bâbord amure entre 170 et 120 degrés du vent avec une moyenne à 150, ce qui nous a permis de faire l'essentiel du trajet avec les 2 focs en ciseaux sans la grand voile, idéal pour les manœuvres. Houle de 2m50 à 3m, pratiquement pas de déferlantes.
1122 Milles en 7 jours et 2h20
Seul hic : la chaleur assez étouffante, surtout à l'intérieur.

On appelle sur canal 20 le harbour master mais ils ne viendront nous faire les formalités d'entrée que lundi matin car ils ne travaillent pas le samedi et dimanche! Pas réjouissant pour nous car normalement nous sommes en "quarantaine"  donc sans contact avec  d'autres personnes et interdiction de débarquer. En fin d'après midi, n'y tenant plus on va à la plage se baigner et ramasser des cocos.

Enfin la vedette du Harbour Master arrive lundi matin

On pense rester là une semaine. Cependant on aura quelques difficultés à avoir internet car aucun réseau au mouillage, pas de wifi sur l'île Home, juste une salle d'ordinateurs à 12 $Aus de l'heure. Mardi nous irons sur la 3ème île habitée West Island.


Malaisie

Malaisie du 19 au 26 avril 2018


Kuala Lumpur



 Les tours jumelles Petronas


Ambiance animée

Visite du jardin botanique





Malacca



C'est une ville chargée d'histoire car au carrefour entre l'Asie et l'Occident du commerce des épices,  étoffes, métaux précieux, opium ... Les bateaux partaient d'Occident souvent avec des pierres pour servir de leste, on y trouve donc des batiments (église, palace, maisons construit avec ces pierres dans les styles des différents occupants.
Malaka a été fondée peu avant 1400 par Parameswara, un prince de la cité hindou-bouddhique de Palembang (sud de Sumatra)
Elle fut occupée successivement par les Chinois, les Hollandais, les Portugais, les Anglais avant d'être un état de la Malaisie.

La ville s'est développée autour de la rivière et a gardé un charme certain. Seul bémol, l'afflux de touristes (surtout Chinois et Malais) et les attractions attrapes touristes (dont les vélos décorés hurlant une musique complètement décalée)





Ici tout le monde parle anglais et nous sommes très bien renseigné à l'Office du tourisme.

Nous avons profité d'un guide de l'office du tourisme très compétent qui nous a expliqué l'histoire de Malacca.

Bâtiment administratif et église protestante construite par les hollandais

Nous avons aussi visité la palais du sultan avec des costumes et traditions de l'époque.
Scène de jugement 

Le soir notre quartier est très animé car on y trouve un night market, des bars le long de la rivière, des restaurants et même un jongleur de coco !

Jongleur de coco

Singularité, dans la rivière se trouve des varans , des petits cousins des dragons de komodo

Visite de magnifiques maisons, Baba et Nyonya (fratrie chinois--malais), vila Sentosa.
 Vila Sentosa

 La propriétaire de 82 ans nous fait visiter sa maison Sentosa!
 Les fauteuils des mariages

Autre maison historique


Pantai Puteri










Birmanie (Myanmar)

Cette fois nous nous déplaçons avec Asia Air (low cost) de Chiang Mai a Yangoon, les frontières birmanes n' étant pas trop sures par la route.


မြန်မာမှလှိုက်လှဲစွာကြိုဆိုပါသည်
(bienvenue au Myanmar)

Yangon (Rangoon)

Premier dépaysement, le change qu'il est préférable de faire à partir de dollars ou euros, sauf que les vieux billets ou abîmés sont soit  pas acceptés soit à une moindre valeur ! . Puis l'organisation des transports. Difficile de prendre un bus à la sortie de l'aéroport, on prend donc un taxi en négociant le prix. Puis les embouteillages, en effet le réseau routier n'est pas au top , la ville est interdite au scooter, donc beaucoup de voitures qui ont le volant à droite alors qu'on roule à droite depuis 1970! Enfin la propreté laisse à désirer mais on ne s'en aperçoit pas le premier soir car il fait nuit en arrivant à l'hôtel.
Par contre très bon repas de brochettes et purée d'aubergine au nigth market dans la 19ème rue, ambiance assurée où la bière Birmanie coule à flot et où la bouteille de  gin et whisky local coûtent moins de 2€!



                                   Animation dans la 19ème rue de Yangon

1er jour : visite incontournable de la plus grande et plus belle pagode du monde (disent les Bouddhistes Birmans)

Pagode Shwedagon agée de 2500 ans au cœur du bouddhisme birman


Le protecteur des marins




Nombreux endroits où l'on peut prier, se reposer, méditer, manger...







Balade dans le parc de la pagode, reposant puis nous poursuivons la journée au bord du lac Kandawgyi, assez sale puis rentrons à pied a Downtown par des quartiers sympathiques.

2eme jour
Les marchés, même si on pense qu'ils se ressemblent tous en Asie, ils ont chacun leur ambiance et nous mettrons un petit plus pour ceux de Yangon.



 Viande et saucisses séchés

Mangue verte coupée en fleur

Bogyoke Market, immense bazar avec boutiques de souvenirs et étalages incroyable de bijoux et pierres précieuses. À l'étage, on peut voir des couturières au travail et les bijoutiers fabriquer leurs œuvres.



Pour rejoindre le lac Inya à environ 6 km au nord, nous tentons l'expérience des transports en commun. Nous nous postons à un arrêt de bus, lequel prendre parmi les dizaines de bus qui défilent devant nous à toute allure ? Nous nous lançons, on arrête un bus au hasard, le chauffeur ne parle pas anglais mais avec un plan on arrive à lui expliquer où on veut aller. Il n'y va pas mais nous indique le bon numéro de bus. Nous arrivons facilement  à  en prendre un car il en passe toutes les minutes. Pour payer, des passagers nous montrent comment faire, il faut glisser des billets de 200 baths (0,12€) dans une boîte, personne ne contrôle, les Birmans ne sont pas des resquilleurs.
Il faut bien se tenir, le bus accélére et freine sans arrêt, il klaxonne aussi souvent et ne se laisse pas dépasser, le chauffeur conduit son bus comme si c'était sa voiture !
Grâce à maps me sur le téléphone, on sait à peu près où il faut descendre près du lac.


 Il fait très chaud, on se balade près du club nautique puis on mange dans une gargote sympathique au bord du lac. Ensuite nous pensions en faire le tour à pied mais c'est impossible car il y a des espaces privés partout et en plus ce n'est pas très joli donc on décide de rentrer en prenant le bus bien sûr.

3eme jour
Balade sur les quais et le vieux quartier où l'on peut voir des buildings et  les anciens bâtiments coloniaux comme City Hall, l'ancienne douane, la poste centrale et la gare maritime.







Ensuite nous préparons nos sacs pour prendre le bus de nuit pour Nyaungshwe près du lac Inlé.

Lac Inlé



Quel changement de température en descendant du car à 7 h du matin ! 14 degrés. Nous avons carrément froid.
Nous pouvons prendre possession de notre chambre d'hôtel tout de suite et après une bonne douche, nous louons des vélos pour faire une super balade le long des rizières. Nous rejoignons le lac à Khaung Daing et nous embarquons avec les vélos sur une pirogue pour rejoindre l'autre rive du lac à Maing Thauk. Nous sommes émerveillés par cette petite traversée d'une demi heure et arrivons sur un très long quai en teck de 500m bordé de maisons sur pilotis très jolies. Nous poursuivons notre boucle à vélo jusqu'au village en nous arrêtant dans un vignoble. Nous allons goûter le vin bien sur mais très décevant que ce soit le blanc ou le rouge.



 Le quai de 500m est en teck


 Dégustation de vin sauvignon, Shiraz, blanc et rouge mais pas concluant !


 Vigne

Récolte de canne à sucre

Le lendemain nous louons une pirogue pour la journée pour faire le tour du lac situé à 900 m d'altitude entouré de montagne. Il mesure 20 km de long et environ 10 de large. Le nom Inlé signifie ``les quatres villages`` en fait il y en a une quarantaine habitées par les Intha ( les fils du lac).
Nous traversons de véritables jardins flottants




Visite d'un atelier d'orphevrerie



Le superbe marché traditionnel d'Indain

Cette dame vend le bois qui frotté sur une pierre donne une crème que les femmes et les enfants se mettent sur le visage





 Pagode de Phaung Daw U avec ses 5 bouddhas enduites de feuilles d'or

Les 5 bouddhas sont tellement recouverts de feuilles d'or qu'on ne reconnaît plus leur forme.



Et la pagode Shwedagon Inn Tain avec ses dizaines de ruines de stupas Noyes dans la végétation



Visite d'un atelier de fabrication de pirogues en teck de Birmanie bien sur



Atelier de tissage de la soie et de la fibre de la fleur de lotus


Fabrique de cigares
Fabrication artisanale de cigare en Birmanie


Et enfin nous terminons par le monastère de Nga  Chauny construit sur pilotis.
Puis retour en pirogue où nous croisons des pêcheurs



Le dernier jour, nous choisissons de faire un petit trek dans la montagne, le patron de notre hôtel nous en indique une au sud est de la ville. Accès par un petit village jusqu'à la grotte de Htet Rain où nous rencontrons quelques moines en méditation.
Puis nous allons nous perdre en prenant des sentiers qui montent pour atteindre un beau point de vue sur la ville et le lac.


Cette petite fille de 5 ans porte un bidon d'eau de 5 litres 



Après midi visite du monastère de Shwe Yan Pyay en bois avec des fenêtres originales ovales. En annexe, un endroit curieux, mur percé de centaines de niches peintes en rouge contenant des petits bouddhas offerts par des étrangers du monde entier.



Nous garderons un souvenir inoubliable de cette étape

Traversée du lac Inlé



KALAW

Nous rejoignons la petite ville de Kalaw en train. Prendre un train en Birmanie est une expérience inoubliable. Il ne faut pas être pressé, nous avons mis 4h pour faire 40 km. Le train est bondé, il faut dire que c'est la veille des vacances de nouvel an bouddhiste  et l'animation dans le train et sur les quais est plutôt festive. Le paysage est aussi magnifique, on longe d'abord des rizières puis on grimpe dans la montagne en bordant des cultures de légumes puis nous terminons dans des forêts de sapins.


 Chargement des sacs des légumes récoltés



Préparation d'un plat de nouilles sur le quai de la gare de Heho 
(entre Shwenyaung et Kalaw)


KALAW se situe à 1300m d'altitude, il y fait donc bon et frais. Notre petite guest house tenue par un Belge Mark fort sympathique se trouve au départ de nombreux treks dans la pinède. Mark a détaillé plusieurs randonnées sur une brochure très bien faite. En fin d'après midi nous faisons l'ascension d'un petit mont dominé par devinez quoi ? Une pagode...

Le lendemain, 5 h de marche aller retour pour traverser une forêt de pins puis le petit village de Myint Mathie jusqu'au caves.







HPa-An

En raison du nouvel an bouddhiste qui débute le 13 avril, tous les bus sont bondés et réservés depuis longtemps. Nous réussissons à trouver un bus pour   Hpa An a 600 km au SE et prenons les 2 dernières places. 14 h de car de nuit assez confortable car heureusement il était tout neuf.
À peine arrivés à l'hôtel à 8 h du matin, de jeunes français nous proposent de partager leur tuktuk pour faire le tour des caves de la région réputées spectaculaires. Nous avons le temps de prendre une douche et embarquons avec Coralie, Annaïk et Gwendal, jeunes très sympathiques qui ont l'habitude de voyager.

Kaw Gone cave



Yathei Pyan cave


Kyaik Ka Lat



Au total dans la journée nous visiterons 4 caves incrustées dans les magnifiques pics de quartz dont Saddan cave et Kaw Thaung


Mais aussi Lubini garden


Très jeunes moinillons se baignant dans la piscine

On retour, on n'échappera pas aux seaux d'eau balancés par les enfants au bord de la route. Le water festival a commencé.


Vendredi 13 avril, premier jour du water festival, fête de l'eau, qui célèbre  le nouvel an bouddhiste et durera 5 jours.  5 jours où les Birmans balancent des seaux d'eau  ou des jets d'eau voire à la lance à incendie ( on ne lésine pas sur les moyens) sur les piétons, les  cyclistes, les voitures... Bref 5 jours de fiestas,  5 jours fériés où il sera difficile de trouver un transport.

Coup d'envoi avec lancée de ballons et danses traditionnelles sous les jets d'eau.





 
Festival de l'eau à HPa-An en Birmanie

Les jeunes se lachent aussi avec des danses plus modernes. C'est récent d'après Irène, journaliste suisse rencontrée par hasard; il y a encore 3 ans c'était impensable.





MAWLAMYAINE

Nous ferons le trajet HpaAn Mawlamyaine en pirogue sur la rivière Thanlwin  avec deux jeunes allemands. Très sympa.




Arrêt à U Na Auk monastery, un des plus beau du pays.





Arrivée à l'embarquement de Mawlamyaine, pas de taxi, le piroguier demande aux alentours et un camion nous prend dans sa benne pour nous déposer à l'hôtel, trempés car au passage on s'est pris de bonnes giclées d'eau.

En fin d'après midi, on fait la colline des pagodes, crête peuplée de 6 pagodes et stupas dominant la ville avec un panorama magnifique sur la rivière. 


 Buddha en bambou





Le lendemain nous arrivons à trouver une pirogue pour Bilu Gyun ou île des Ogres. Grande île de 30 km de long sur 15 de large.
On débarque à marée basse dans la vase et c'est les pieds plein de boue que l'on arrive dans le très jolie village avec ses maisons en bois sur pilotis.




2  jeunes nous proposent de nous emmener faire le tour de l'île sur leur scooter, ce que nous acceptons bien sur. Celui de Bernard crève rapidement, décidément c'est la 4ème fois depuis le début du voyage.

Les jeunes nous emmènent visiter une fabrique d'ardoises pour les écoles et un tourneur sur bois qui fabrique stylos, pipes, barrettes, chapelets...




Au passage des villages, nous nous faisons encore bien arroser.

Le soir dîner dans un resto Birman avec menu unique constitué d'une multitude de petits plats.

Nous sommes souvent servis par les enfants du restaurateur

Le jour suivant, on voulait aller voir le plus grand bouddha couché du monde à 22 km de Mawlamyaine. Pas de transport. On se poste sur la route, un mototaxi s'arrête et nous prend tous les deux donc 3 sur le scooter pour faire les 22 km. Catherine a eu la peur de sa vie.
Ca valait quand même le déplacement quand surgit d'une colline un gigantesque bouddha couché de 200 m de long, 40 m de haut, yeux en métal de 6 m de long. Et il y en a un autre en construction encore plus grand !


À l'intérieur du bouddha géant on trouve des représentations surprenantes


Beaucoup de touristes Birmans profitent de leur vacance de nouvel an

Pour rentrer, on fait du stop, un camion nous prend dans sa benne avec plein de jeunes.


Le camion fait partie du défilé et passe dans tous les endroits où on peut se faire arroser (seau, tuyau d'arrosage et lance à incendie) dans une hilarité complète et coup de pouet pouet.
On rentre à l'hôtel complètement trempé de la tête au pied ! Le Manager du KS hotel est très compréhensif et il nous aidera même le lendemain en nous emmenant sur son scooter à la gare, jusqu'à notre place dans le wagon !




Dernière étape en Birmanie, nous prévoyons d'aller voir le golden rock (Kyaiktiyo Pagoda), un rocher couvert d'or en équilibre très instable et paraît il magnifique à voir au coucher où lever du soleil. Malheureusement, en arrivant à Kinpun on s'aperçoit que c'est un lieu très mythique bouddhiste mais aussi très "business" (comme notre "Lourdes"). Du coup on abandonne pour un treck vers Dat-Paung-Su-Pagoda , 2 h de marche sur un sentier bordé de petites maisons en bambou et feuille magnifique, une belle suée car la température avoisine 40 degrés mais heureusement ombragé.

Nous prendrons le lendemain un car qui nous prend devant notre Golden Sunrise hotel, mais qui mettra 4h pour faire les 170 km jusqu'à Yangon avec des passagers assis sur des tabourets dans le couloir, pas vraiment super comme confort, finalement le train était plus confortable et 10 fois moins cher

Épluchage de canne à sucre en fumant le cigare

Nous avons été enchantés du Myanmar ; les Birmans sont très accueillants, souriants, nous proposant de nous aider même sans parler anglais ; un festival de l'eau hilarant ; des paysages magnifiques malgré l'aridité dû à la saison sèche ; des virées en pirogue ; la nourriture excellente avec des saveurs parfois surprenantes ; des Bouddhas et pagodes resplendissants.



 

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