Upolu Samoa du 29 septembre au 8 octobre 2014
En fait, nous sommes arrivés à Apia, capitale des Samoa
sur l’île d’Upolu, le 29 septembre. Nous avons sauté un jour car les Samoa
sont passées à l’ouest de la ligne internationale de changement de date pour
s’aligner avec ses plus gros partenaires commerciaux, l’Australie et la
Nouvelle Zélande.
Les instructions nautiques indiquent qu’il faut communiquer
notre ETA (Estimated Time of Arrival), 24h à l’avance par radio. N’ayant qu’une VHF, nous avons communiqué
notre ETA par mail : portmaster@spasamoa.ws
ou spa@spasamoa.ws, mais nous ne sommes pas sûrs qu’ils l’aient
reçu. Quinze miles avant d’arriver, nous avons appelé le Harbourmaster mais il
nous a répondu une fois que nous étions dans le port. Il nous a tout de suite
dirigé vers la petite marina ou il ne reste plus qu’un ponton suite au dernier
cyclone. Cela faisait presque 2 ans que nous n’étions pas allé dans une marina
et c’est bien agréable d’avoir eau et électricité à volonté et de débarquer quand on veut..
Nous avons tout de suite été accueilli par deux jeunes
français (23 ans) très sympatiques, Charly et Pierre sur Kanumera qui viennent
de Nouvelle Calédonie et partent vers la
Polynésie française. Nous leur souhaitons bon courage.
Nous sommes arrivés vers 15h à la marina et avons attendu
toute l’après midi les Customs qui ne viendront pas. Le lendemain, le défilé
commence, la santé, la douane et la quarantaine. A midi, ces premières formalités enfin terminées, il
faut aller à l’immigration faire tamponner nos passeports. Deux heures de
queue, mais cela a passé assez vite car tous les gens qui attendaient étaient très
curieux et nous demandaient d’où on venait.
Les Samoa comprennent 2 îles principales, Upolu et Savai’i.
On dit que c’est de Savai’i que les premiers Polynésiens se répandirent à
travers le pacifique. Ils ont été la première nation polynésienne à retrouver leur indépendance en 1962. Avant, ils étaient gouvernés par l’Allemagne puis la
Nouvelle Zélande. Ils parlent le samoan et l’anglais, la conduite est à gauche.
Malgré que Apia soit une assez grande ville, on sent que les
traditions sont restées fortes malgré l’influence occidentale. Les hommes
portent la jupe, la plupart des maisons ne comportent qu’une seule grande pièce
et n’ont pas de fenêtres. Les Samoans sont très accueillants comme dans toute
la Polynésie. La vie n’est pas chère mais tout est payant, même certaines
belles plages, cascades…
Jeudi, nous allons visiter la maison où a vécu l’écrivain
Robert Louis Stevenson, vous vous souviendrez sans doute de « l’île au
Trésor et Dr Jekyll et Mr Hyde » seulement à 5 Km d’Apia. Sa maison est
assez imposante, visite avec un guide. Stevenson est enterré au sommet du mont
Vaea, l’ascension n’est pas facile mais on est récompensé par une vue
panoramique de l’île. Nous revenons à Apia en truck typique.
Stevenson's house
vue du mont Vaea
Upolu road trip
Nous louons une voiture 2 jours pour faire le tour de
l’île :
Vainamo bay (côte nord d'Upolu)
Piula Cave Pool, bain dans une piscine naturelle dans une eau fraîche, cristalline dans de l’eau douce avec une multitude de poissons multicolores. On peut rejoindre une autre cave en plongée.
Sauniatu Waterfall
route vers Fagaloa Bay
Mafa Pass scenic Drive : route traversière de Falefa à Lalomanu ou nous traversons une
large vallée avec des cocotiers à perte de vue.
Fuipisia Falls
Lotofaga, arrêt à Sua Giant
Swimming hole : site aménagé avec piscine naturelle dans un ancien
cratère à 33m de profondeur dans de l’eau turquoise et d’autres piscines
naturelles dans la lave en bordure de mer. Très beau site
Lalomanu Beauch, une des 10 plus belles plages du
monde parait-il
Papapapai Falls
Dans le parc national O Le Pupu’e., beaucoup de
randonnées à pied avec des chemins bien balisés. Nous avons fait celui qui mène
au Ma Tree (arbre historique) avec d’énormes racines en contrefort, 15
mn à pied de la route principale et Togitogiga Waterfull à 2,5 Km de Ma Tree ou accessible en voiture à
partir de la route principale toujours vers l’est.:
Les villages sont tous très colorés, on ne compte pas le nombre d'églises, impressionnant !
Côte ouest
Infos pour les navigateurs qui suivent :
Pas de problème pour trouver des banques et des
distributeurs automatiques. La monnaie est le tala : 3 talas vaut à peu
près 1 euro.
Pour aller en ville de la marina, on peut soit aller à pied, belle balade lelong de la baie,
environ 20 mn ou, on peut prendre le taxi : 5 talas.
Pour visiter l’île très belle, on peut prendre le truck,
économique et typique mais pas d’horaires, louer une voiture, entre 100 et 120
talas assurance comprise ou en taxi, environ 200 talas.
Le prix de la marina est de 37 talas par jour pour un bateau
entre 10 et 12 m. Si le bateau fait plus de 3m de tirant d’eau, il doit rester
au mouillage et il paie le prix de la marina.
Frais de douane, 33 talas. Les douaniers sont montés à bord
mais n’ont pas fouillé le bateau.
La quarantaine a
juste regardé ce qu’on avait dans le frigo.
L’immigration délivre un visa de 60 jours mais on doit
pouvoir le renouveler.
Il y a une laverie près du marché aux fruits et légumes,
chez Tina, savalalo street. 7 talas la machine.
Le marché et les supermarchés sont très bien achalandés, pas
besoin de faire le plein en Polynésie française car ici les prix sont beaucoup
plus bas. Ils ont une très bonne bière locale : Vailima, meilleure que
hinano et la encore beaucoup moins chère. Les prix pour le vin démarrent à 22
talas.
On peut se procurer du gaz oil hors taxe, l’eau de la marina
est potable.
BORA BORA - SUWARROV du 15 septembre au 21 septembre 2014
Lundi 15 septembre, nous profitons de la dernière
bonne connexion internet avant les Samoa pour écrire à la famille et régler
quelques problèmes administratifs. Dernières courses, un petit repas léger, il
est 12h et c’est parti. Beau temps. La passe est tranquille, dehors un petit
vent 10-15 nœuds de SE, plein vent arrière. Nous naviguons avec la grand voile
et le génois tangonné, nous marchons bien en moyenne 6 Nds. Première journée
tranquille, le train train de la vie à bord reprend, entre les quarts, les
cours d’anglais, les parties de scrabble, lecture, cuisine…
confection du pavillon de courtoisie des Cooks
Mardi soir, juste avant le coucher du soleil, nous pêchons un beau Mahi Mahi, nous mettrons la moitié en conserve car notre frigo ne marche plus très bien.
Deuxième nuit agitée, le vent monte, la mers se creuse, un vrai mic mac et il devient dangereux de garder la grand voile au vent arrière, risque
d’empannage, nous l’affalons donc et poursuivons avec le génois seule, toujours à 6
nœuds.
Le reste de la traversée sera tranquille avec peu de vent et
une nuit au moteur. Samedi, nous ralentissons l’allure pour ne pas arriver de
nuit à Suwarrov.
SUWARROV du 21 septembre au 25 septembre
Nous arrivons à Suwarrow dimanche 21 septembre (île
appartenant à l'archipel des Cooks,
îles indépendantes mais très liées avec la NZ, la langue
officielle est l’anglais et le maori.) avec des conditions optimum pour rentrer
dans la passe, 11 h donc bonne visi, peu de vent, peu de houle et peu de
courant. En rentrant dans "anchorage bay", seul mouillage autorisé,
les premiers habitants à venir nous dire bonjour sont de très beaux requins.
Deuxième vision en
rentrant dans la baie, un beau bateau ketch (super maramu)de nationalité
australienne échoué et à moitié coulé sur les patates. Il a du chasser sur son
ancre ou casser sa chaîne inox de 10 mm. Encourageant ! Le lagon est réputé
dangereux par fort vent de Sud et
le mouillage de mauvaise tenue. Un petit rappel à l'ordre
pour dire que dans ces endroits isolés, on n'a pas le droit à l'erreur. Nous
consulterons la météo tous les jours et partirons dès qu'ils annonceront un
vent fort.
Troisième rencontre avec notre voisin américain (sur
Nirvana, un beau sloop de 20m), je me lance dans mon anglais hésitant, voyant
mon niveau, il me me demande si je parle espagnol et ouf, on peut
communiquer...in spanish, of course.
Les rangers, gardiens de l'île nous ont appelé à la VHF, on
n'a pas très bien compris mais on ira les voir demain pour les formalités car
aujourd'hui, c'est dimanche et ils ne travaillent pas.
Sinon, le lagon est très beau et l'eau transparente.
Suwarrov est une réserve naturelle donc inhabité sauf par des gardiens.

Lundi matin, nous avons
la visite du Ranger Harry, très sympa. Il a d'abord passé le bateau à
l'antiseptique (même bombe que dans les avions) puis paperasses qui a bien duré
1h. Ils sont les 2 seuls habitants sur l'île, lui et sa femme. Ils sont
présents de mai à fin octobre et ils voient en moyenne une centaine de bateaux
par an. L'île est une réserve naturelle pour les oiseaux et on a le droit de
pêcher les poissons mais pas au fusil. Il n'y a pas de ciguatera. Ensuite petit
tour de l'île à pied ou l’on peut observer une multitude d’oiseaux, très beaux
ainsi que leurs poussins. Pêche
d'oursins crayons sur la barrière. Retour à bord, repos et bricolage.
En soirée, nous retournons à terre ou nous faisons la connaissance de Vahiné (femme d'Eddy) avec qui nous bavardons un petit moment en anglais. Quand Harry rentre de la pêche, il nous donne un beau poisson arc en ciel.
Vahiné devant sa maison
poissons arc en ciel.
Mardi, Bernard part à la pêche avec l’annexe et ramène un beau bec de canne ( long nose emporor). Le ranger appelle les bateaux au mouillage par la VHF, aujourd’hui, pas le droit de débarquer sur l’île car un bateau de croisière avec 100 personnes à bord fait escale et débarque sur le petit motu, le ranger est débordé.
Mercredi, bricolage et snorkeling et le soir repas de pasta
délicieuse sur Magic, équipage italien qui partent comme nous à Apia le
lendemain.
De retour au chantier de Raiatea carénage Services le 3 septembre, nous n'avons pas chaumé entre l'antifouling, le remplacements des haubans, le remplacement des 2 vannes d'évier qui fuyaient, remplacement des 4 roulements à bille de l'éolienne, peinture de la housse de l'annexe complètement brûlée par le soleil...
Une fois le bateau à l'eau, plein de gaz, gaz oil et de vivres et encore un lot de petites pannes nous attendait : frigo, verrous des hublots bloqués, turbine du moteur hors bord à changer, même la sécurité de la cocotte minute !
Histoire d'avancer un peu nous réparons un peu chaque jour entre Raiatea- Taha et Bora. A Bora nous sommes à un corps mort de Maïkaï Marina. Teva le propriétaire très sympa offre le corps mort et la wifi si on consomme au bar, pas de problème pour nous car l'ambiance est sympa et la musique super
Du Maïkaï il est très facile de faire des courses au super U bien achalandé et à la laverie ou la wifi est free pendant la machine - proprio très sympa. Nous pensons partir Lundi, cap à l'Ouest, car la météo sera favorable.
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